C’est un scénario rocambolesque, digne d’un film hollywoodien qu’on est en train d’assister dans la gestion de l’équipe nationale espoir.
Nommé il y a à peine quelques mois par la nouvelle équipe dirigeante du football Guinéen, Morlaye Cissé vient de voir son aventure écourtée à mi-chemin sans réussir à exercer pleinement son travail.
Aussitôt arrivé, Morlaye Cissé n’aura dirigé que les deux matchs amicaux organisés lors de la trêve internationale. Le demi-finaliste de la dernière CAN de la catégorie va devoir quitter son poste dans les jours à venir.
Une situation jugée incompréhensible aux regards de nombreux observateurs. Des zones d’ombre subsistent et méritent d’être soulignées .
Qu’est-ce qui a motivé cela ?
Dans une décision rendue publique, la FEGUIFOOT soutienne que neuf des joueurs de l’équipe A, susceptible d’être convoqué pour le barrage qualificatif de Jeux olympiques de Paris 2024, souhaite être dirigé par Kaba Diawara et son staff, jouissant surtout du bon rapport entre ces joueurs et leurs dirigeants de clubs, cela pourrait faciliter leur participation, puisque ces matchs se joueront à une période, hors FIFA.
Selon la même décision, ce changement de staff ne concerne que ces matchs de barrage.
Malheureusement, cet argument n’est qu’un alibi dépourvu de toute logique.
À titre d’exemple : c’est comme si, la fédération française de football décide de remplacer Thierry Henry au profit de Didier Deschamps à la tête de l’équipe espoir pour une éventuelle qualification. Ce qui serait une totale incompréhension et un manque de considération, mais aussi de respect au travail effectué et abattu par un sélectionneur.
Il est évident de faire comprendre que certains joueurs qui ont été de la campagne de la dernière CAN de cette catégorie seront privés de ces barrages, au profit des joueurs de l’équipe A.
D’après certaines sources, cette manœuvre serait de Kaba Diawara qui aurait conditionné la venue de ces joueurs en devenant le seul patron du navire des sélections. Son ambition trop démesurée et son appât de gains auprès des joueurs auraient pesé dans la balance. Si Kaba était déterminé à aider l’équipe espoir, son rôle était de faciliter leur venue, sans être au commande de la sélection.
Autre fait non des moindres, réside dans la prise de décisions au sein du comex concernant la sélection. Le directeur technique national bénéficiant de son amitié avec le patron du football guinéen, n’hésite pas à lessiver, dans les moins détails toutes les décisions prises par ce dernier, même sans une concertation préalable avec les autres membres.
Une pratique déjà légitimité depuis l’arrivée de l’équipe à la tête du football guinéen.
Pour terminer, il ressort de l’attitude ambiguë dans laquelle cette décision a été prise, et montre à nouveau le visage amateur dans la gestion du football guinéen.
À Morlaye Cissé de comprendre désormais qu’une bonne collaboration avec Kaba Diawara n’est que façade. La comparaison ressortie au lendemain de la qualification de l’équipe espoir en demi-finale de la CAN est la goutte d’eau qui aurait débordé le vase.

Lance Koivogui 

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